Travailler au Canada
Attention cet article ne concerne que mon cas personnel. Je suis serveuse en restauration de métier. J’ai choisi de continuer ce job au Canada. Ici, on parle de job sans connotation péjorative, contrairement à la France.
Après avoir obtenu votre NAS, vous pourrez commencer votre recherche d’emploi.
Le CV
Qui dit recherche d’emploi, dit CV. Et ici, pas de discrimination. Ce qui compte, c’est l’expérience. Du coup, pour adapter votre CV à la sauce Canadienne, vous devez d’abord le traduire en anglais. Ensuite, il faudra faire une mise en page très simple et épurée. Ici, pas de photo, de date de naissance, de statut ou que que ce soit. Votre nom, adresse, et contact (avec un numéro Canadien bien sûr) suffisent. Ajoutez vos qualifications et compétences. Ensuite, une petite introduction présente vos connaissances et motivations. Puis, détaillez vos expériences. Et c’est tout, ici les employeurs se fichent de vos hobbies!!
De plus, la « cover letter », ou lettre de motivation en France, est requise uniquement pour les emplois les plus qualifiés.
Note: Pour créer votre CV Canadien, n’oubliez pas de modifier la taille du papier. En effet les feuilles n’ont pas les même dimensions qu’en France.

Trouver un emploi
Bien évidement la recherche d’emploi diffère selon le domaine d’activité mais je pense que dans tous les cas, indeed.ca est votre meilleur allié. Dans mon cas, pour un emploi en restauration, j’ai postulé via Indeed. Cependant, le porte à porte avec des CVs à déposer reste le plus efficace.
En restauration, quand on pose un CV, on peut souvent avoir un entretien directement. Sinon, on reçoit au moins plusieurs questions. Ensuite, l’employeur appelle pour fixer un entretien. Si l’entretien lui convient, il propose un observatory shift. Cela permet aux deux parties de voir si elles ont envie d’aller plus loin. Puis, s’il y a embauche, une période de training est prévue. Le training c’est une période relativement longue. On ne travaille que quelques heures pour apprendre à travailler dans l’établissement. Ce travail est fait en binôme.
Lorsque vous serez embauché, vous ne signerez pas forcement de contrat… Dans les petits établissements, souvent, tout est fait oralement. Il n’empêche que vous serez payé et déclaré, juste il n’y aura pas de contrat. Du coup, vous pouvez quitter votre emploi quand bon vous semble. Par contre, votre employeur peut aussi vous virer à tout moment. C’est aussi le cas si vous êtes sous contrat..
Petit point important, pour travailler en contact avec de l’alcool ici, il faut être majeur. Il faut aussi avoir une certification propre à chaque province. Tout se fait en ligne. C’est un cours de 2 ou 3 heures. On peut le faire en plusieurs fois. À la fin, on passe un test. Il faut allumer la webcam pour pouvoir être surveillé. On a trois tentatives pour réussir, et cela coute environ 30$ à 40$.
Les heures
40 heures par semaines grand maximum, même en restauration… Plutôt 35 heures dans les faits. Il m’est arrivé de faire quelques heures en plus pour des remplacements par exemples, mais c’est extrêmement rare!! Chose différente de la France aussi, on pointe, donc toutes nos heures sont comptées et payées.
Ici, dans certains métiers, faire des heures supplémentaires peut être mal vu, car perçu comme un signe de non efficacité (on a besoin de plus de temps pour faire le travail demandé)…
Le salaire
Là encore, tout dépend de votre travail. Pour ma part, en tant que serveuse en restauration, je suis payée au minimum de l’heure. Cela peut légèrement différer selon la province. Puis, mon salaire est complété par les pourboires. Et oui, en Amérique de Nord les pourboires sont ancrés dans la vie quotidienne, quasi obligatoire. La plupart des clients savent que les pourboires c’est notre salaire. (le salaire minimum ne permet pas un niveau de vie abordable ici.)
A cause de ce salaire minimum relativement bas, beaucoup de personnes cumulent 2 ou 3 jobs…
Suivant votre métier, le salaire horaire peut monter à $20 voir $25 ou $30 de l’heure.
Par contre, contrairement à la France, ici on est payé toutes les 2 semaines.
Le travail saisonnier
Saisonnière en France depuis 8 ans, j’ai voulu partir travailler dans une station de ski du Canada pour la saison d’hiver.
J’ai postulé pour les stations de Banff, Jasper et Whistler.
J’ai tout simplement postulé sur le site Indeed.ca, puis j’ai eu des entretiens en Visio.
Il est indéniable que trouver un job n’est pas le plus compliqué. C’est particulièrement vrai si, comme moi, vous avez de l’expérience. Le plus compliqué c’est le logement…
Le souci, c’est un peu le cas en France. La plupart des employeurs indépendants ne proposent pas de logements, et en trouver un par soi-même relève du défi. Ayant trouvé un emploi, j’ai commencé à chercher un logement mi-août; deux mois plus tard, je n’avais rien trouvé. J’ai donc choisi de laisser tomber le poste, et je suis allée sur Vancouver…
Vous aurez plus de chance d’être logé si vous postuler directement à un emploi de la station, ou bien dans les hôtels…
Bien sûr, trouver un logement est possible, juste très compliqué.
Les Impôts
La période de déclaration d’impôts, ou ici Tax Return, se fait entre février et fin avril. Vous pouvez la faire seul ou passer par un organisme.
Ayant changé de province, je n’étais pas très sûre de moi, je suis donc passer par H&R Block. Ça va très vite, et directement à la fin il vous est dit le montant que vous pouvez récupérer.
La deuxième année, j’ai pu les faire moi-même, via Taxtron.





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