Lors de mon voyage au Vietnam en décembre 2025, j’ai tenté l’expérience du bénévolat.
J’ai passé deux semaines dans une tea house située dans la région de Dong Van, dans les montagnes du Nord du pays. C’était un stop sur le tracé de la Ha Giang Loop.
Le volontariat
Faire du volontariat lors de votre voyage, c’est passer de quelques jours à quelques semaines chez l’habitant. Cela peut être une famille, une organisation ou une association, une ferme, etc.
Vous y serez logé et nourri, en échange de quelques heures de travail par jour, 5 heures maximum.
Si beaucoup choisissent l’option du volontariat pour des raisons économiques, c’est avant tout une immersion dans la vie locale. Impossible de faire plus authentique que de vivre avec, chez et comme des locaux.
Le cadre
Le propriétaire de la tea house a pour projet de faire connaître la tradition du thé aux touristes, mais aussi d’aider les petits villages à se développer grâce au tourisme, tout en cherchant à éviter le tourisme de masse pour conserver leurs traditions et leur authenticité.


Il est vu comme un enseignant pour de nombreux jeunes de la région, qui viennent travailler pour lui dans le but d’apprendre, déjà l’anglais, mais aussi le métier du tourisme. Le but étant qu’ils arrivent à trouver un travail sans avoir besoin de quitter leur village pour aller dans les grandes villes.
La tea house est donc habitée par le patron, des étudiants qui habitent loin, des volontaires, et ils peuvent aussi louer les chambres aux touristes de passage sur la loop.
Certains de ces étudiants vivent dans les villages aux alentours et peuvent donc rentrer chez eux.
Le but de leur projet est de permettre aux touristes de la Ha Giang Loop de découvrir les villages authentiques et le mode de vie du peuple Hmong. Pour cela, ils possèdent également un homestay, au milieu des montagnes, loin des villes touristiques, avec vue sur la frontière chinoise. Ils cherchent à se développer, en pouvant ouvrir d’autres homestays, non loin des petits cafés et restaurants locaux, déserts par les tours organisés, pour les aider à se développer.


Si vous aimez l’idée et que vous souhaitez en profiter lors de votre séjour au Vietnam, vous pouvez m’envoyer un message pour que je vous mette en relation avec eux.
Mon travail
Pendant mon séjour sur place, je n’avais pas vraiment de tâche précise. Je faisais un peu tout ce qu’il y avait à faire. En grande partie, j’aidais les garçons. C’est comme cela que je me suis retrouvée à égrainer du maïs puis le moudre ou couper et tailler des bambous pour faire une palissade.


Mais ma tâche principale était, chaque jour, l’accueil des touristes. En effet, la tea house surplombe les montagnes et offre donc un joli spot pour un arrêt sur la loop. Nous avions donc une petite cabane vendant des boissons chaudes et froides et des snacks, des toilettes, le service du thé et le cong.
Le Cong est un jeu traditionnel du Vietnam. Il se joue avec un petit sac en tissu rempli de riz, au bout d’une ficelle, qu’il faut lancer en l’air afin de le faire passer dans une cible en haut d’un mât en bambou. C’est bien plus dur qu’il n’y paraît.
Mon rôle était donc d’expliquer le jeu aux touristes et de leur faire payer les essais.


J’ai également exécuté des tâches qui étaient, finalement, plus de l’apprentissage et une expérience que du travail. Notamment en ce qui concerne le thé. J’ai eu la chance de pouvoir aller cueillir du thé dans les montagnes sacrées du pays, apprendre à faire du thé cake, une méthode de conservation du thé pour le faire fermenter. J’ai aussi aidé à planter du thé.



Enfin, j’ai aussi pu découvrir le travail quotidien d’une femme fermière. En effet, j’ai aidé l’une des étudiantes qui est fermière. Nous l’avons aidée à ramasser les herbes pour donner à manger aux animaux. Le plus ayant été de ramener toutes ces herbes à la ferme. Elle a tout porté sur son dos, et franchement il y avait au moins 20 kilos!




Au-delà des tâches de travail, pendant un volontariat, vous devez aussi participer à la vie de la maison. Notamment en ce qui concerne la cuisine. J’ai aidé plusieurs fois à cuisiner les repas car on cuisinait tous ensemble. Ce qui n’était pas forcément facile pour moi car la cuisine et les produits sont bien différents ici.



L’expérience de la vie locale
Grace à cette expérience, j’ai pu découvrir la vie locale. J’ai compris comment vivent les personnes dans ces petits villages de montagne.
Découvrir leur mode de vie très basique, pas toujours facile et pourtant qui les rend heureux.
Entrer dans la vie de ces personnes, découvrir leur maison, leur famille, partager des repas avec eux, vivre des moments d’échange, discuter pour comprendre leur mode de vie, tout cela a pu être très facile.
Au fil des rencontres et des partages avec eux, j’ai pu comprendre le système scolaire et ses défaillances, ou comment vit une famille avec plusieurs générations sous le même toit.
J’ai pu partager de bons moments de convivialité uniques. Par exemple, en allant à deux mariages.

Même les repas étaient l’occasion de découvrir les traditions et habitudes.

Dans une famille, les repas se partagent. Chacun a son bol de riz et les plats sont au milieu de la table et chacun pioche dedans pour manger. Quand le bol de riz est terminé, on peut se faire resservir. Simple, mais pourtant il y a des règles :
-C’est généralement la fille de la famille qui mange à côté du riz pour pouvoir servir et resservir tout le monde.
-On commence par une bouchée de riz.
– Quand on pioche dans le plat, on rapproche son bol de riz pour y mettre dedans.
-On ne mélange pas les ingrédients dans son bol de riz. On prend du poulet, on le mange, puis on se rince la bouche avec du riz, puis on peut prendre des légumes.
-Une fois terminé, on pose son bol et ses baguettes sur la table et on quitte la table en laissant les autres terminer. Rester à table en ayant fini suggère aux autres de se dépêcher de finir.
Cuisiner a également été de bons moments de partage. Apprendre à cuisiner de nouveaux ingrédients ou comment cuisiner sur du feu. En effet, dans ces maisons, pas de four, la cuisine se fait sur un feu dans un trou au sol de la cuisine.

C’était à la fois une expérience grandiose, mais aussi une grosse leçon de vie. Ces personnes vivent dans des maisons très sommaires, leur travail c’est de vivre. Cultiver de quoi manger, bricoler leur maison au besoin, s’occuper des animaux, aller vendre ou échanger leurs récoltes. Tout cela, nous fait comprendre le luxe dans lequel nous vivons. Pas seulement le luxe de l’argent, de tous les objets et gadgets qui nous rendent la vie encore plus facile, mais le luxe de la liberté de choisir notre vie et ce que nous voulons en faire. Tout simplement.
Le partage avec les locaux
Vivre en immersion avec des locaux, c’est bien souvent synonyme d’expériences uniques et de moments inoubliables.
Que ce soit dans les tâches du quotidien, des nouvelles tâches de travail ou de simples moments du quotidien.
En ce qui me concerne, j’ai pu prendre part à la préparation des repas, participer au bricolage et au jardinage, et tout simplement vivre une journée à la ferme.

Tous ces moments, je les ai partagés avec, notamment, les jeunes étudiants qui travaillent à la tea house. En travaillant ensemble, on partage beaucoup grâce à Google Traduction. On a pu échanger et en apprendre plus sur la vie de chacun. Certains m’ont invité chez eux, m’ont montré comment et où ils vivaient. May, la jeune fermière, m’a montré comment elle gère son travail à la ferme, ses études d’anglais et son travail de création de tissu à partir du chanvre.
Nous avons aussi partagé de nombreux moments en dehors du travail. Tous ces jeunes étaient ravis de m’amener à découvrir les alentours. Tous ont voulu me montrer leur village, des points de vue extraordinaires, des grottes, etc.



Les repas et le thé étaient aussi de bons moments de partage. On a aussi partagé de nombreux moments de jeu et de rire. Que ce soit le Cong ou le Da Cau, ce jeu de jonglage avec un petit volant. Et mieux encore, ils ont décidé de nous apprendre, à moi et à une autre volontaire, un jeu de cartes vietnamien. De superbes moments.
Le propriétaire de la tea house et son bras droit se sont fait un plaisir de me partager la culture traditionnelle du pays. J’ai appris bien plus en 2 semaines qu’en un mois de voyage au Vietnam.
Mon avis sur le volontariat
Si vous souhaitez découvrir la culture et le mode de vie du pays dans lequel vous vous rendez, le volontariat est la meilleure solution. Au-delà d’une découverte, c’est un vrai partage, une expérience et une immersion uniques.
C’était ma première expérience, et cela ne sera sûrement pas la dernière. C’est vraiment une superbe expérience. Il y a tellement de partage qu’on en oublie la partie travail.
Je vous encourage vraiment à tenter le coup au moins une fois.
Comment trouver des hôtes?
Pour trouver ou effectuer vos missions de volontariat, il existe plusieurs applications :
Ces applis sont généralement payantes, mais un seul paiement suffit par an.





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